Du «Combat contre la vie chère» au «Combat contre LECLERC» !

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La Grande Distribution : extrêmement talentueuse pour manier la délation et faire des marges sur le dos des industriels et des consommateurs. Arrêtons l’hypocrisie ambiante !

De qui se moquent les grandes enseignes d’hypermarchés ?
Ceux qui clament haut et fort leur « Combat contre la vie chère » sont-ils aussi vertueux qu’ils prétendent l’être ?
Le dernier combat médiatique des enseignes d’hypermarchés consiste à pointer du doigt les augmentations tarifaires demandées par les industriels du fait de l’explosion des coûts des matières premières.
Les centres LECLERC, autoproclamés « chefs de file des défenseurs du pouvoir d’achat des français » se répandent dans tous les médias en refusant ces augmentations, sous prétexte qu’ils les jugent injustifiées.
Pour que leurs coups portent et fassent le plus de mal possible à leurs fournisseurs industriels, ils cite nt nommément les plus grandes marques de l’alimentaire français avec la claire intention de les « dénoncer » aux yeux des consommateurs et des pouvoirs publics.
En jetant l’opprobre sur des DANONE, PRESIDENT, BARILLA et beaucoup d’autres, ils les fragilisent en pleine période de négociation pour l’année à venir.

Méthode particulièrement ragoûtante pour « attendrir » un fournisseur…
Les chantres du « Combat contre la vie chère » oublient, bien entendu, de préciser la manière curieuse dont les grandes enseignes d’hypermarchés ont géré jusque là les fluctuations passées des prix des matières premières.

Prenons l’exemple des produits laitiers.
Quand on étudie l’évolution des prix de vente aux consommateurs relevée en distribution par l’INSEE entre 2003 et 2007, on s’aperçoit que le prix du lait et de la crème a augmenté de 0,9%, et de 0,3% pour le fromage. Seul le beurre a vraiment baissé de -0,9%.
Pourtant, au cours de cette même période, les prix de cession des industriels aux grandes enseignes d’hypermarchés avaient tous diminué dans des proportions autrement plus importantes :
-10% pour les petits-suisses, -9,7% pour le fromage frais, -4,8% pour l’emmental râpé, -4,1% pour le beurre, -4% pour le lait, -3,4% pour la crème, -2,4% pour les yaourts…
Alors où sont passées les diminutions de prix des industriels sur cette longue période de 4 ans ? Dans les poches des consommateurs ou dans celles de la Grande Distribution ?

Quand on sait que les coûts des matières premières viennent de subir des augmentations vertigineuses en un an, telles que +95% pour les céréales, + 38% pour les œufs, +35% pour le beurre, +20% pour le lait et qu’on entend les déclarations fracassantes de l’enseigne LECLERC, disant qu’il n’est pas question de répercuter ces hausses sur le prix des marques en vente dans ses magasins, je leur suggérerais volontiers qu’ils aillent prendre la différence sur les marges accumulées depuis quelques années sur le dos des industriels et des consommateurs !

Ce serait un juste retour des choses, qu’en dites-vous ?
Les grand défenseurs des consommateurs et des opprimés pourraient ainsi démontrer que « Le combat contre la vie chère » n’est pas seulement un habile slogan ?
Pour ceux qui ont envie de s’informer pour se battre « à la loyale » contre les manipulateurs de la Grande Distribution, je suggère qu’ils aillent lire les informations parues sur le site de l’ILEC ou sur les sites des organisations professionnelles victimes des hausses de matières premières. Ils pourront juger par eux-mêmes de la gravité de la situation dans laquelle se trouvent ces milliers d’industriels qui emploient des centaines de milliers de collaborateurs !

One Response to “Du «Combat contre la vie chère» au «Combat contre LECLERC» !”

  1. jean-luc madec Says:

    Oui il faut diffuser largement vos informations issues d’une expertise sérieuse. Vous devez opposer aux arguments de mauvaises foi des grands distributeurs, l’état actuel des leurs fortunes réalisées grace aux positions de faiblesse de leurs fournisseurs, aux opérations “trompe l’oeil” vers leurs clients et à la naïveté des gouvernants.

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