TVLowCost : toute la presse en parle !
TVLowCost : toute la presse en parle !
(ces articles sont intégrés dans leur totalité afin de respecter les droits d’auteur du journaliste et de l’organe de presse)
Article LSA : Publicité télé, réussir sa première fois Une publicité télévisée doit permettre de gagner en notoriété et de séduire les enseignes. Mais une telle prise de parole doit répondre à des règles précises.
Bientôt à la télé ! En septembre, la sauce Sacla déboulera, pour la première fois sur le petit écran avec un spot inédit. Car la marque, plutôt bien référencée en France, fait encore figure d’inconnue à côté de concurrents aussi prestigieux que Panzani ou Barilla. Pour gagner en notoriété, donner du contenu à une marque et émerger publicitairement, une campagne en télévision constitue aujourd’hui un passage obligé.
Dans le cas d’un lancement de marque, comme celui de Zapetti, qui est censée remplacer les produits Buitoni et Maggi en rayon,l’enjeu est capital. La campagne de publicité télévisée diffusée en début d’année a représenté un élément de rapidité et de crédibilité pour assurer une visibilité maximale à la marque et asseoir sa notoriété. Avec la mise en place d’un dispositif impressionnant, puisque le spot a été présent pendant sept semaines sur les chaînes hertziennes et les principales chaînes du câble. Résultat: plus de 652 millions de contacts, soit 90% de la population touchée en moyenne 16 fois. Mais toutes les marques n’ont pas les moyens de mettre en place une telle machine de guerre. Pour de nombreux industriels, une correspond à une phase de maturité économique en termes de business. C’est elle qui va permettre à la marque de véritablement exister en tant que telle dans l’esprit des consommatrices. Car la cible reste prioritairement la ménagère de moins de 50 ans. Ainsi, pour la marque de lingerie Athena, qui a diffusé son premier film en janvier, «le démarrage publicitaire s’est effectué lorsque la marque a décidé de lancer l’activité féminine. Sur notre segment, l’homme tout seul n’est pas une cible assez porteuse pour rentabiliser une publicité en télévision », estime Marc Lefèbvre, le PDG d’Athéna.
Pour l’enseigne de supermarchés Champion, qui est le premier distributeur à s’être risqué sur les chaînes du câble et du satellite en janvier 2004, l’impact auprès des consommatrices s’est avéré très satisfaisant. «Nous avons touché 131 millions de contacts, dont 1,2 million de ménagères, avec la première vague, jubile Gérard Castrie, le directeur du marketing et de la communication de Champion France. Des études nous ont révélé que le film a été vu, compris et apprécié sans saturation. » Le spot publicitaire a complété le dispositif de la marque déjà présente en sponsoring télévisé. « Les premiers films publicitaires nous ont permis d’apporter davantage de contenu et de construire notre image institutionnelle sur la proximité et sur la dimension prix», ajoute Gérard Castrie.
Casser les codes
Mais, pour les industriels, les ménagères ne sont pas les seules à être visées. Un premier passage en télévision représente aussi un signal fort à l’attention des distributeurs. « Un filin télévisé est un élément très positif dans les négociations avec la grande distribution pour les mises en avant ou pour élargir un référencement», assure Marc Lefebvre. «Notre première campagne en télévision est un nouvel élan pour faire partager nos valeurs et dynamiser le rayon bébé de nos partenaires distributeurs», renchérit Christan Cunaud, le président du Groupe Salmon Arc en Ciel, propriétaire de la marque Sucre d’Orge, spécialiste des cadeaux de naissance en GMS. Pour une marque étrangère qui se lance sur le marché français, une publicité télévisée représente souvent la condition sine qua non pour être référencée en France. Ainsi, pour la société britannique Jordans, qui est aujourd’hui le numéro trois sur le marché des céréales, la publicité a été un facteur déterminant pour imposer la marque dans l’Hexagone. «Jordans s’est imposé grâce à une stratégie de différenciation. À l’époque, son film allait à l’encontre des communications sur ce type de produits destinés aux enfants. Il s’adressait alors à une cible d’adultes et montrait une Anglaise très saine qui expliquait pourquoi elle aimait les céréales. Car pour séduire les téléspectateurs, la rupture par rapport aux codes en vigueur constitue une formule efficace. « Il n’y aura ni famille attablée ni grand chef italien, mais une communication autour de l’art » promet le directeur général de Sacla. Même démarche du côté de Billet doux. Pour sa première prise de parole en janvier 2005, la marque de lingerie a choisi de créer la surprise en optant pour un positionnement original. « Le marché de la lingerie sacrifie à de nombreux clichés et joue essentiellement sur le thème de la séduction, explique Éric Guilloux, le directeur général de l’agence EuroRSCG. Nous avons donc choisi de casser les codes traditionnels en mettant en scène un homme qui parle aux femmes de leurs sousvêtements. Avec un thème jusqu’alors inexploité dans les messages publicitaires des marques de lingerie pour exprimer un positionnement prix accessible: nous possédons tous, dans nos armoires, de vieux sous-vêtements démodés ou abîmés quine demandent qu’à être remplacés. »
Construire le territoire de la marque
Une première campagne doit aussi construire le territoire de la marque à travers un certain nombre d’attributs facilement mémorisables, comme la musique, le slogan et le choix de valeurs. « Nous avons choisi le concept fédérateur du sourire pour rétablir une valeur de simplicité et de sympathie autour du plat appertisé qui souffrait de l’image un peu vieillotte du célibataire isolé », indique Luc Duvoux, le président de l’agence 154, en charge de Zapetti. Enfin,« pour un petit budget, mieux vaut, pour notre première fois, privilégier un discours simple et pédagogique axé sur le produit. Et s’assurer que la programmation favorise la répétition des messages plus que la couverture», recommande Rodolphe Muller, le directeur général de TV Low Cost, qui a concocté la première campagne de la marque de préparations pour desserts impérial. Car les offres publicitaires « low-cost» représentent aujourd’hui l’opportunité pour les PME et les marques secondaires des gros annonceurs de faire leurs premiers pas sur le petit écran. Et se donner ainsi les moyens de décrocher la lune.
LSA, 21 avril 2005
Article E-Marketing : TVLowCost réalise sa première campagne pour FUCA Pour leur nouvelle campagne de communication, les dragées Fuca ont choisi l’agence TVLowCost (groupe Senioragency). C’est la toute première campagne TV de l’agence. Sa mission : revitaliser la marque en France. Elle se décline en six spots qui expriment avec humour les bienfaits des dragées Fuca, à travers la signature : “Fuca, y a plus qu’à” ! Cette campagne sera diffusée prochainement sur TF1, France2, France3 et France5. Le pack TVLowCost comprend, pour 250 000 € : 100 spots sur les plus grandes chaînes hertziennes, un pré-test consommateurs, un baromètre de notoriété avant / après campagne avec Ipsos, ainsi que la création et la production des films.Le pack a déjà séduit cinq annonceurs.
L’agence vient en outre de créer un blog pour laisser la possibilité aux internautes de s’exprimer sur ce sujet controversé : http://tvlowcost.blogs.com/pubtv/
Edito CBNEWS du 7 Février 2005 : Tirez vers le haut mais ne tirez pas sur le bas
Quand on aime vraiment la créativité publicitaire, celle qui dérange, celle qui disrupte, celle qui transgresse, celle qui rend le consommateur intelligent, on est forcément déboussolé quand on apprend que les pubs qui obtiennent les plus forts taux d’agrément -et dont on peut penser qu’elles sont, de ce fait, les préférées des Français- sont assez souvent éloignées des critères classiques de la créativité. Prenons le cas de la Maaf qui, selon Ipsos, est la campagne télé qui a le plus séduit les Français en 2004. Comment expliquer cette préférence, cette adhésion?Tout est apparemment ringard dans ces spots. Un remake d’une vieille série télé, une musique adaptée d’un tube débile des années 80, un slogan d’une pauvreté absolu. Et, pourtant…Pourtant ça marche. D’abord parce que Maaf exprime un univers joyeux, ludique, imaginaire qui contraste avec l’univers habituel plutôt anxiogène de l’assurance. Ensuite parce que, pour un public jeune notamment, une certaine ringardise peut devenir le comble d’un certain chic. Par ailleurs, la fameuse musique débile est extrêmement mémorisable, les comédiens sont excellents et il y a un vrai bénéfice consommateur puisqu’on arrive à faire passer le message selon lequel on trouve tout à la Maaf en matière de garantie. Mais je pense que l’explication est peut-être ailleurs. En tout cas légèrement différente. C’est tout simplement la magie du gimmick, en l’occurrence ce comédien à la tronche de cake qui nous ressasse en permanence son fameux «j’l'aurai un jour, j’l'aurai ». Un gimmick obsédant, qui fait le tour des cours de récréation, qu’on utilise à tout bout de champ, qui s’applique à une multitude de situations de notre vie quotidienne. Très souvent, une campagne qui reste gravée dans la mémoire collective repose sur très peu de choses : trois notes de musique (Dim, Darty…), un bout de slogan martelé («C’est Shell que j’aime», «Du beau, du bon, Dubonnet», « Y a moins bien mais c’est plus cher», « Du pain, du vin, du Boursin », « Il faudrait être fou pour dépenser plus », «Quand c’est trop c’est Tropico »…, ou quelques mots prononcés par une grimace («J’ai 8 secondes… », « Qu’est-ce que tu bois Doudou dis donc?», «Juva bien, Juvamine»… Des mots insignifiants, banals, dérisoires, stupides mais qui, grâce à la surpuissance de la pub et de ses budgets, finissent par s’ancrer dans un coin de notre cerveau et que l’on ressort en premier dès qu’on fait appel à notre mémoire. Un nouveau bijou va faire son apparition sur les écrans dans quelques jours: les dragées Fuca. «Avec Fuca, y a qu’à nous répète un comédien multifonction débile dans toutes sortes de situations. Je vous fais le pari que cette campagne va faire un malheur. En impact, en reconnaissance et en taux d’agrément. Et, pourtant, il n’y a pas plus ringard. Même dans les années 50, on n’aurait pas osé. Malgré tout, ils l’ont fait.
Christian Blachas CB News
Article CBNEWS : Constipation : ca pète à l’écran
La constipation. voila un sujet dont on se passerait bien. tant du cote « consommateur » que du cote publicitaire. ..et pourtant. Les premiers ont cruellement besoin d’une solution a leur probleme. Une solution evidente, un nom quasiment
reflexe a balancer au pharmacien plutot que de s’epancher a voix haute sur leurs petits soucis,de transit intestinal. Et par voie de consequence, les seconds, les publicitaires, doivent mettre tout en branle pour generer ce reflexe sur le produit « a faible implication emotionnelle » qu’ils defendent. ..et c’est la que deux ecoles s’affrontent. Celle de la publicite creative et celle de la reclame. En clair, celle de Dulcolaxet Jean & Montmarin, et celle de Fuca et son agence TVlowcost.
La ou Dulcolax milite en 30 s pour la finesse, la stra- tegie de la dedramatisation avec une dose d’hu- mour decale ma is carrement subtil pour un secteur plus propice a la blague scato, Fuca prone le gag de repetition en 6 s et le bon gros slogan a deux bal/esmais aussi facilement memorisable que les fameux« aveldire a tout le monde » ou « Eparcyl la fosse tranquil/e » de I’agence Business.
De l’interet de faire « creatif »…
Au moment ou Dulcolax revient a l’assaut de son public avec une affiche mettant en scene un rouleau de PQ en mal de travail, Fuca s’apprete a deverser sur les ecrans de tele 4 saynètes ou un homme deguise tour a tour en dandy, rappeur, Chinois et skieur déclame ” Fuca y’a plus qu’a ” ! Deux ecoles donc, deux mondes pour ce qui etait a la base un meme probleme marketing.
Petit flash-back. Quand, en 2001, Dulcolax prend la parole avec ce film hilarant d’une mere en larmes abandonnant enfants et mari pour un sejour prolonge aux toilettes, la marque est cinquieme sur son marche. Pire, Pun de ses concurrents directs a un nom assez proche du sien (Microlax) et un autre une composition identique. Pour reprendre la main sur ce marche, l’agence Jean & Montmarin va tout miser sur une approche osee, tant d’un point de vue marketing que creatif. ose d’un point de vue marketing, parce que Dulcolax acceptera de faire fi de toutes ses specificites produits si cheres a I’industrie pharmaceutique pour se contenter d’un message basique probleme-solution. Et ose d’un point de vue creatif, puisque le film joue pendant 25 s la fausse piste dramatique jusqu’au twist final. Quel est l’interet de faire « creatif » sur ce genre de produit ? « Le plaisir du spectateur de memoriser une pub, de la raconter est ce qui genere de la presence a l’esprit. c’est donc indispensable sur ce marche comme sur n’importe quel autre », explique Hubert de Montmarin.
…a celui de faire jeune
« Un luxe qu’on ne pouvait pas s’offrir, commente Rodolphe Muller; directeur associe de TVLowcost et partisan d’une communication moins subtile. Notre client avait pour tout budget un pack low-cost, c’est-a-dire 250 000 € , une somme qui ne permet pas de s’offrir 25 s de fausse piste creative, surtout quand on sait qu’il y a aussi 4 s de mentions legales obligatoires. Or, notre client avait besoin d’impact : les consommateurs avaient l’impression que la marque n’existait plus puisqu’elle ne passait plus a la tele. Nous avons donc tout mise sur un slogan jeune. » Et, de fait, il y a fort a parier que le slogan « Fuca ya plus qu’a » se propage rapidement dans les cours de recre tant les saynetes ressemblent -mais est-ce vo- lontaire ? -a des parodies de pub au douzieme degre ! Mais, la encore, on peut s’interroger sur l’interet d’avoir les faveurs des momes quand la cible du produit a largement passe l’age de la puberte. ..puisqu’il s’agit surtout de femmes de plus de 50 ans ! « Quel que soit le produit, quand une marque est consideree comme vieille, elle est aussi percue comme non efficace. il est donc crucial d’avoir l’air jeune », insiste Rodolphe Muller.
De la validite et de I’efficacite des deux methodes, les consommateurs seront I’arbitre. Petit indice : grace a son film fausse piste (ct: CB News n° 673, p. 84) Dulcolax est passe en trois ans de la 5ème a la 2eme place avec une progression annuelle de plus de 25 %
Article Business Montres : Le Low cost : une chance pour l’horlogerie
C’est à la télé que ça se passe : c’est devant le petit écran qu’on trouve les gros bataillons de consommateurs de montres , en entrée de gamme comme dans la haute horlogerie.
Tout dépend de l’heure ! Très peu investie , sinon négligée, par les marques d’horlogerie, la télévision reste un média accessible. Surtout avec la nouvelle vague du low cost.
LOW COST : PAS CHER . Plus qu’un fait économique, c’est une tendance sociologique : compagnies aériennes low cost ( ce sont les plus profitables) , locations de voitures low cost (un véhicule loué sur trois) , grande distribution low cost ( 20 % de part de marché) , billets de train low cost ( offre Free de la SNCF en France), voire téléphone mobile low cost ou internet low cost.
La contagion gagne les services, en particulier la publicité à la télévision. Pour mémoire : en France , un seul passage de trente secondes autour du journal télévisé de 20 heures peut se facturer dans les 100 000 euros , coût de production du film non compris. Les professionnels considèrent qu’il faut dépenser un minimum d’un millions et demi à deux millions d’euros pour « exister à la télévision » , c’est à dire tenir dix jours en « prime time ». La publicité à la télévision était devenue trop chère pour ne pas être touchée par le low cost.
Réponse classique des marques d’horlogerie quand on les interroge sur leur absence à la télévision : « trop cher en prime time , quand l’audience est bonne. Inutile hors du prime time puisqu’il n’y a que des vieux et des chômeurs qui regardent. » Pourtant, les rares marques qui se sont aventurées en télévision ces dernières années ne l’ont pas regretté : on y a vu Cartier ou Piaget côté luxe, mais aussi des marques comme Festina ou Fontenay, qui s’est retrouvée en rupture de stock pour les fêtes de fin d’année ( Business Montres du 11 janvier ) . Si, en Italie, on peut voir d’excellentes publicités Breil ou Swatch à la télévision, c’est plutôt l’exception qui confirme une règle valable dans les pays ouest-européens.
Pourquoi les amateurs de montres seraient-ils privés de télévision ? Parce qu’ils ne la regardent pas aux heures ou les écrans de pub seraient accessibles, répondent les horlogers. Apparemment, c’est faux ! La télé, à tout moment, touche tout le monde, mais dans des proportions variables qu’il faut savoir analyser , quart d’heure par quart d’heure.
Les tranches du matin (6h – 10h) rassemblent un nombre insoupçonné de cadres et de managers. Hors des états-majors parisiens , la France se rassemble autour de la télévision pour la pause déjeuner ( pic d’audience entre 12 h et 14 h). La France « d’en haut » déserte le prime time et la « mauvaise » qu’on atteint en day time ou en night time : il n’y a que des consommateurs !
En période de restriction budgétaire, tailler dans la communication est parfois une nécessité. Raison de plus pour optimiser le budget et faire plus avec moins : on peut spectaculairement augmenter sa visibilité en passant à la télévision, sans forcément dépenser plus qu’en presse écrite. Bien pensée, la télévision version low cost peut redevenir un média réactif, tactique, souple et … économique !
Quand les budgets se restreignent, autant aller à l’essentiel. En presse écrite, on voit d’ailleurs des annonceurs montres en finir avec la dispersion dans les grands médias pour se concentrer sur un support ( exemple : Chopard et Paris-Match) ou pour toucher leurs clients à travers un réseau de titres ciblés à diffusion privilégiée (Lamateur de cigares ,Yachts , Golf européen, etc.). Même réflexe pour la télévision : « On pêche là ou il y a su poisson »…
Raison complémentaire de la préférence accordée par les annonceurs à la télévision : c’est là que la publicité est la plus efficace. D’abord pour la notoriété : 60 à 70% des Français mémorisent bien un message télévisé (13% pour une affiche , 10% pour un magazine, 6% pour un quotidien !). Ensuite pour la capacité à créer des émotions positives. Il s’agit d’un phénomène récemment repéré par les scientifiques : un message vu et entendu simultanément est mieux retenu, le cerveau le mémorisant « en double » (vision et audition), voire en triple puisque les émotions sont stockées dans une zone cérébrale différente, mais voisine, de la mémoire informative. Donc, plus une information est riche, plus elle active de représentations dans notre mémoire et plus son stockage à long terme est efficace. Exemple : nous nous souvenons tous de ce que nous faisions le 11 septembre 2001, quand nous avons découvert les attentats de New york (mémorisation renforcée par l’attention et l’émotion)…
Donc, la télé peut faire d’une marque une star reconnue. Ce d’autant plus utilement que les téléspectateurs font confiance à la télévision pour leur décision « Vu à la télé » : on a beau s’en moquer, ça fait sérieux ! A condition que ça ne se transforme pas en… »trop vu à la télé » . 61% des Français affirment ne pas aimer la publicité à la télévision (Sofres, 2002). On les comprend : en une soirée, un téléspectateur moyen « subit » de 110 à 120 messages publicitaires. Moyenne quotidienne cumulée : 15 à 20 minutes par jours d’exposition publicitaire. Une surenchère d’autant plus insupportable que les messages sont souvent absent et incompréhensibles : « De quoi ça parlait ? » se demande-t-on après tel film - génial et forcément primé - d’un des gourous de la pub !
Le low cost consiste d’abord à ne pas trahir la confiance des téléspectateurs en respectant leur attente de publicité informatives. Le message sera d’autant plus efficace qu’il associera systématiquement la marque et sa montre, avec un message sonore facile à reconnaître et des éléments de communication (téléphone , internet ) visibles et mémorisable.
Eléments complémentaires de cette efficacité low cost : l’empathie du scénario avec sa cible plutôt que l’humour décalé, la simplicité des images plutôt que la sophistication de la prise de vue (pourquoi les réalisateurs « chics » ont-ils horreur du plan fixe ?), la mobilisation d’un porte parole connu (people) pour cautionner le message.
On séduit en rassurant et en convaincant plutôt qu’en estomaquant. Un des points de la proposition de TVLowCost (ci-contre) est d’inclure dans son pack des pré-tests auprès des consommateurs ( focus groupes urbain et rurbain), ainsi qu’un baromètre de notoriété nationale avant et après campagne. On connaît la répulsion des grands concepteurs de publicité pour ces pré-tests capables de contredire leur génie créatif…
Ensuite, c’est une affaire de répétition (d’autant plus facile que la part du budget consacré à l’achat d’espaces - et non plus à la production - est importante. Les gourous du marketing affirment : « c’est la répétition qui crée la réputation ». Cette répétition crée connivence et confiance avec les cibles visées. Pour répéter sans se ruiner, on cible le meilleurs rapports qualité-prix, c’est-à-dire les rendez-vous qui existent sur les grandes chaînes avec des audiences bien qualifiées et ciblées.
Dans l’horlogerie, le héros c’est la montre. Parfait pour la pub télévision, en particulier le low cost, qui fonctionne sur la base de scénarios simples et clairs, avec des gros plans, des décors non pharaoniques, des musiques mémorisables et un casting sans peur et sans reproche. Le problème du business horloger étant de toucher aujourd’hui de nouvelles catégories de consommateurs et de leur rendre accessible une offre montre plus créative que jamais, le low cost s’impose. C’est maintenant qu’il faut prendre des parts de marché dans la tête des téléspectateurs, qui sont les clients de demain.
Tout pour la télé
Loisir gratuit, la télévision est de plus en plus consomme dans la sociéte du « temps libre : 40 millions de Français regardent la télévision chaque jour sur les 25 millions de postes officiellement recenses. Moyenne nationale de consommation par personne : 3 h 21 [24 minutes de plus qu’il y a dix ans). Les « ménagères : (3 h 56) et les plus de 50 ans (4 h 13) y passent davantage de temps. On admet que 100 % des consommateurs sont téléspectateurs, qu’ils soient jeunes ou vieux, riches au pauvres, urbains au ruraux…
- Cibles moyennes en télévision: 26,3 millions de femmes et d’hommes ages de 15 a 49 ans.
- 24,8 millions d’actifs hommes et femmes
- 20 millions de + de 50 ans.
- 14,3 millions entre 15 et 34 ans.
- Du coup, les investissements publicitaires a la télévision explosent , près de 5 milliards d’euros en 2004 , avec 900 annoniceurs communiquent pour 4 000 produits et services-
- 40 % des consommateurs citent la tele comme premiere source d’information, contre 21 % pour la presse magazine, 15 % pour la presse specialisee et 10 % pour la presse magazine.
- 44 % des Français réclament des publicités « claires et faciles a comprendre et 36 % des pubs « informatives ». A comparer aux 18 % qui veulent des publicités « qui etonnent » et aux 10 % qui souhaitent que ces pubs « fassent rêver »…
- On trouve d’intéressantes données scientifiques sur la mémorisation a la télévision sur le site : www.snptv.org.
Article Buisness Montres : Pack TVLowCost
PACK TV LOW COST
100 spots tele pour 250 000 Pour un quart de million d’euros,
une marque de montres peut s’offrir une campagne de 100 spots sur TF1, F2, F3, F5 au M6, avec I’audience garantie, la production du film, le pre-test et le barometre de controle des resultats.
C’est la proposition etonnante de TVLowCost : 250 000 euros, pas un sou de plus et pas de depassement. En toute transpa- rence, puisque les fournisseurs (production de films, regies des televisions, tests consomma- teurs, agents) facturent directement a la marque, sur la base des couts negocies par TVLowCost.
Comment est -ce possible! Comme le dit en riant Jean-Paul Treguer, patron du groupe fran- cais specialise dans la pub tele accessible, « on ne devient pas low cost, on nait low cost ». Comprenez : on prend des locaux dans le XVIII’ arrondissement de Paris, ou 800 metres carres de locaux se paient le meme prix que 200 metres carres a Neuilly. On joue malin pour tenir le bud- get, en faisant plus avec moins. Ce qui n’exclut ni les grands realisateurs, ni les grands comediens, comme Pierre Arditi. On joue serre en produi- sant beaucoup : 80 des 500 films de pub presen- tes a la TV en 2004sont realises par le groupe de Jean-Paul Treguer. On joue fin pour obtenir des grandes chaines les audiences les plus pointues : TVLowCost est le premier acheteur fran< ;ais de TV en day-time, ce qui donne un certain savoir- faire en matiere de negociations et de remises inaccessibles au commun des annonceurs.
Premier principe de cet achat d'espace hyper-ciblé : « Taisez-vous quand tout le monde parle, mais parlez quand tout le monde se tait ». Ne pas se perdre clans la cohue des « grands rendez-vous » televises du soir pour preferer les rencontres plus conviviales et plus intelligentes des heures ciblees.
Second principe : la repetition, rendue possible par les formats courts (de 8 secondes a 15 secon- des s'ille faut), plus economiques a tourner en numerique et souvent plus efficaces (par leur concision) que les films plus longs, plus bavards et plus sophistiques. L'argent economise sur la pro- duction permet d'investir davantage clans l'achat d'espace: « Pourquoi s'acheter une Ferrari quand on n'a pas les moyens de passer a la pompe ? »
Ce pack low cost est decline selon les produits et leurs cibles (pack junior, hommes, femmes, actifs, baby boomers).
TVLowCost est une des unites operationnelles de La Factory (groupe publicitaire d'une quin- zaine d'agences clans une dizaine de pays, sur trois continents) : 18, villa saint-Michel 75018 Paris. Tel: +33153066277. Contact : Jean-Paul Treguer (+33608210398).
A lire : les 18 secrets de l'infomercial TV, edite par Senioragency, autre entite du groupe La Factory (adresse ci-dessus).
Article Les Echos : Quand le “Low Cost” investit la Publicité
Les locaux de TVLowCost donnent sur l’avenue de Saint-Ouen, dans le 18eme arrondissement. Rien d’onéreux, encore moins de follement glamour… Mais Jean-Paul Tréguer, président du groupe Senioragency, holding de TVLowCost, s’en félicite. Car le positionnement de cette agence, âgée de quelques semaines, est là, précisément : du simple, de l’efficace, du
convaincant…et surtout du peu cher. L’exact inverse de la panoplie que proposent, selon lui, les agences classiques dans lesquelles il oeuvrait autrefois lorsqu’il incarnait le « T » de l’agence MGTB. Comprenez locaux somptueux, déplacements aux Seychelles ou aux Maldives, dépassements de frais extravagants… La signature de l’agence annonce d’ailleurs la couleur: « TVLowCost : l’agence qui démocratise la pub TV ». De l’intuition, un sens réel du marketing et de l’autopromotion, quelques grammes de démagogie : voilà le cocktail Tréguer à nouveau en action. Car ce publicitaire de quaranteneuf ans, râblé, perpétuellement souriant, a un flair indubitable pour repérer les tendances émergentes. En 1995, saisissant le potentiel qu’allait constituer le marché des seniors, il met en place, en partenariat avec l’agence Business, la Senioragency. Son ambition ? Scruter de près les comportements et les désirs de ces nouveaux consommateurs et concevoir les stratégies de communication ad hoc. Scepticisme. A l’arrivée, bingo! Senioragency est présente dans dix pays, emploie 120 personnes et se flatte de réaliser 30 millions d’euros de marge brute.
Et voilà qu’à présent, il s’attaque au « lowcost ». Surfant sur la vague, Tréguer s’est mis en tête de populariser la recette sur le marché publicitaire. Son pari ? Proposer aux petits et moyens annonceurs « pour lesquels il est vital de passer en télévision et d’entretenir ainsi notoriété et image afin ne pas être éjectés de la distribution », un package de 250 000 € euros leur permettant d’avoir accès au petit écran sans risquer le dépôt de bilan. Sa proposition intègre « la conception et la réalisation du film, 100 spots sur TF1, F2, F3, F5, un pré-test groupe consommateurs et enfin une mesure de notoriété Ipsos avant et immédiatement après la campagne », décrit-il. Laquelle proposition s’insère opportunément dans un contexte tendu où les agences s’efforcent de faire Comprendre à des annonceurs défiants leur équation économique. Bien entendu, pas question, avec ces tarifs, de prétendre au prime-time (19-21 heures) de TF1, heure à laquelle les spots TV de 30 secondes naviguent insolemment autour de 80 000 euros. Les spots de « day-time » Journée et de « night-time » (soirée) seront donc systématiquement privilégiés. Mais Jean-Paul Tréguer maîtrise son argumentaire: « Avec les RTT, de nouvelles populations -les jeunes, des femmes et des hommes actifs sont désormais devant leur écran pendant la journée. Ils ont l’esprit disponible pour regarder ces spots. Alors qu’à l’inverse, on constate une désaffection à l’ égard du film classique de 30 secondes à 20h30 diffusé sur les grandes chaînes ; le téléspectateur doit absorber un total de 15 minutes de publicité sur l’ensemble d’une soirée. De quoi saturer. »
Et de citer, à l’appui de sa démonstration, l’étude d’Andrew Shore, un analyste de la Deutsche Bank, qui vient de mettre le feu aux poudres. Intitulée « Pourquoi la publicité télé ne fonctionne-t-elle pas pour des marques établies ? », l’étude démontre le faible retour sur investissement de dépenses, mesuré sur 52 semaines : chaque dollar investi en publicité pour la bière Coors aurait rapporté très exactement zéro dollar de profit en 2003. Et Coca-Cola aurait gaspillé l’an dernier 2,54 milliards en spots publicitaires pour un retour de 48 cents par dollar dépensé. A l’arrivée, et toujours selon la Deutsche Bank, 13 marques étudiées sur 23 auraient réalisé des profits franchement inférieurs aux dépenses engagées.
Coup de pub
Bien évidemment, l’étude d’Andrew Shore n’emporte pas l’unanimité. Pour Emmanuel Charonnat (Carat TV), ces résultats sont d’abord à mettre en rapport « avec la chute d’audience des grands networks, la hausse persistante de leurs tarifs et l’ encombrement des écrans publicitaires américains. Mais l’on constate l’inverse en France, où le cout du GRP a plutôt tendance à baisser, avec un cumul janvier-septembre de -3,3 % et Où la loi Trautmann a fait baisser la durée des écrans pub sur le service public. » Surtout dubitatif, il nuance la proposition commerciale de Jean-Paul Tréguer : « Obtenir des tarifs préférentiels à des heures creuses n’a rien d’exceptionnel, nous-mêmes le faisons au quotidien, notamment par le biais de notre filiale Carat Direct. Si vous voulez souhaiter l’anniversaire de votre femme à 6 heures du matin sur France 2 avec un spot de 20 secondes, ça vous coatera quelques centaines d’euros, pas plus.Mais TVLowCost réalise un excellent coup de pub en communiquant sur ces opportunités. Et le “night-time” qu’il propose permet effectivement de toucher une clientèle ciblée : jeunes, actifs masculins, clientèle CSP+. Quant à la production et la réalisation qu’il propose clef en main, là, il faut voir…»
Pourtant, c’est simple : là encore TVLowCost applique les règles… du « lowcost » : tournage en région parisienne, en vidéo haute définition ( et non en 35 mm, soit un gain revendiqué de 120.000 euros) par des réalisateurs de téléfilms ou de long-métrages : « Ils sont habitués à tourner vite -6 minutes en moyenne par jour - contre trois jours pour les réalisateurs de pub », indique le président du groupe Senioragency. Même si les esprits grincheux feront remarquer que de nombreux réalisateurs de pub sont aussi cinéastes et vice et versa : Gérard Jugnot, Etienne chatiliez, Alain Corneau, Patrice Leconte. Entre autres.
Mais de toute manière, Jean-Paul Tréguer le sait, son initiative agace. Là où les agences parlent création, rupture stratégique, il préfère vanter ses « infomercial », ces spots de pub informatifs, étirés sur plusieurs minutes, hérités des Etats-Unis, et où les coordonnées de l’annonceur figurent ostensiblement. A l’arrivée, les commerciaux le snobent, les directeurs de création le récusent, la profession fronce le nez. « Qu’est ce que le ” low cost “, sinon une formule qui permet d’abaisser les coûts d’une industrie ? », intervient un patron d’agence. « C’est valable pour easyJet, qui vous mènera d’un point à un autre à des coûts drastiquement réduits. Mais on attend autre chose d’une agence : de la créativité, des idées qui creusent la différence avec le concurrent. “Pour moi le “low cost” en matière de publicité est non seulement l’industrialisation mais la banalisation de tout un process” Et sans doute, un chapitre nouveau ajouté au débat déjà chahuté sur la crise d’identité des agences et la pérennité de leur modèle économique.
VÉRONIQUE RICHEBOIS pour Les Echos
Article Point de vente : Les grandes chaînes à la portée de tout le monde
Plus besoin de casser sa tirelire pour s’offrir un spot publicitaire sur une grande chaîne hertzienne. Les petites et moyennes entreprises peuvent désormais s’offrir l’efficacité du petit écran moyennant 250000 € . Une offre low cost proposée par l’agence de communication Planet Infomercial : elle comprend le prétest consommateurs, la réalisation du film et la diffusion de 100 spots sur TF1,France 2,France 3 et France 5 (ces spots d’une quinzaine de secondes sont appelés à y être diffusés du lundi au dimanche de 6 h 30 à 18 h). Mieux, l’offre inclut les
honoraires de l’agence et les baromètres de notoriété Ipsos. Un exploit qui ne doit rien au hasard, l’agence optimisant tous les postes de dépense. Et elle n’y parvient pas seulement en réalisant des économies sur l’absence de tournages aux Maldives. « Nous tournons en vidéo numérique haute définition et non en 35 mm, précise Jean-Paul Tréguer, pdg du groupe Senioragency, maison mère de PlanetInfomercial. Nous élaborons aussi des scénarios simples et optimisons les achats d’espaces en utilisant au maximum les abattements proposés par les chaînes. Nous montons des spots d’une trentaine de secondes en deux ou trois heures, contre trois ou quatre jours chez nos concurrents. » Les spots sont au final jusqu’à cinq à huit fois moins chers que ceux des grandes agences concurrentes. Des adversaires qui devraient répliquer rapidement, l’agence ayant déjà signé avec trois annonceurs ( deux ne communiquaient pas jusque-là sur le petit écran). L’offre sera prochainement lancée en Belgique, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie…
Armindo Dias pour points de vente
Article PUB du 10 novembre 2004
Le lancement de TVLowCost par Jean-Paul Tréguer (Senioragency) à Paris début octobre avait fait pas mal de bruit. Il en fut de même en Belgique deux semaines plus tard, lorsque Jean-Marc Segati (Nextage), importait à son tour le concept en Belgique. Mais pourquoi ce brouhaha ? L’idée est pourtant toute simple et ne nuit à personne. Elle ouvre au contraire des portes à des annonceurs de taille moyenne, pour qui l’accès à la télévision reste cher.
Pionnier des marketings segmentés et du générationnel, Nextage veut à présent mettre en place une vraie stratégie d’implémentation «cost effective». Objectif : permettre aux annonceurs de remplir des objectifs plus ambitieux avec des budgets plus serrés. Pour concrétiser cette stratégie, l’agence lance « TVLowCost ». L’idée est de garantir aux annonceurs qu’avec 100 000 €, ils diffuseront 100 spots sur les grandes chaînes avec un haut niveau de répétition sur la cible choisie (+150 GRP et 3 à 4 OTS sur les 15+). L’initiative a suscité des réactions négatives, émanant de l’UMA (l’association qui réunit les centres média) et de plusieurs régies audiovisuelles. Accusé de vou loir pratiquer du dumping, d’ignorer les centres média, etc., Jean-Marc Segati, a surtout l’impression de n’avoir pas assez expliqué un concept qui fonc tionne déjà depuis longtemps en France sur une cible spécifique : les seniors.
«Le ‘low cost’ s’impose partout: aérien, location de voiture, téléphonie, hôtellerie, énergie, accès Internet, automobile, distribution (Ryanair, Logan, Budget, Aldi,Tele2…). Il est désormais possible d’acheter moins cher, sans les superflus inutiles. Tout baisse, donc, sauf les budgets TV, sauf le coût des films, sauf les dépassements budgétaires créatifs…sauf la frus tration de nombreux annonceurs qui, de ce fait, renoncent à la puissance et l’efficacité de la TV», clame Jean-Marc Segati, directeur général de Nextage. «Notre idée, c’est donc d’appliquer le concept low cost à la publicité TV. Et il ne s’agit pas de dumping ou de sur négociation, mais bien de répondre à une demande importante émanant d’an nonceurs plus petits par des approches différentes et ciblées.»
«Quand l’essentiel des grands annonceurs se concentrent sur les heures qui offrent le plus d’audience et donc les plus chères (parce qu’ils peuvent se le permettre et ils ont donc bien raison de le faire), nous proposons d’exploiter au mieux les possibilités de toutes les autres heures, sur toutes les chaînes, de toutes les façons. Si par exemple il y a trois fois moins de spectateurs et que cela coûte cinq fois moins cher c’est toujours plus efficace. Et en plus ces heures sont souvent associées à des programmes plus ciblés, ce qui permet de diffuser les spots dans des contextes plus spécifiques, pour des segments de consomma tion plus précis. »
«Le «Pack TV» est notre réponse. Il s’agit simplement de trouver des formules qui permettent de garantir à n’importe quel annonceur que pour tel montant il aura un produit fini, complet, sans surprises. Il s’agit de vrais spots TV, pas de télé-achat, ni de réclame comme sur les chaînes régionales. Pas de crainte donc de lancer sur antenne des messages «ringards», dangereux pour l’image de marque. Par contre, il est vrai que les spots peuvent être plus courts. Selon les heures choisies et les tarifs disponibles, les packs pourront proposer des spots de 30 secondes (par exemple en journée, pour convaincre les seniors avec des arguments plus détaillés), de 15 ou 20 secondes, voire de 10 secondes. Etre bref, c’est la garantie de se concentrer sur l’essentiel, l’«unique selling proposition». Et plus court signifie aussi moins cher. Ce qui permet de s’offrir encore plus de répétition et ainsi émerger sur les cibles plus jeunes, les plus sollicitées par la publicité.»
«Et il n’est bien sûr pas question de passer à côté des centres média, mais bien de travailler avec eux. Nextage travaille avec Universal Media et BrandCommunication (Initiative). Le raisonnement est évidemment le même en ce qui concerne les maisons de production».
Comment l’agence peut-elle garantir les performances évoquées plus haut ? «En appliquant une méthode rigoureuse: sélection d’écrans achetés en maximisant les abattements grâce à un partenariat étroit avec les régies, formats concentrés, heures de diffusion sélectives, scénarios qui ne nécessitent pas d’aller tourner en 35 mm aux «Maldives», pas de super structure d’agence coûteuse …».
«Plusieurs packs ont été développés avec les régies pour optimiser les investissements média de chacun de nos clients : pack économique, pack seniors, pack familles, pack juniors, pack puissance… L’économie réalisée par notre méthode est de 50%, voire plus. Nous avons bien travaillé avec VMMa et RMB, sur base de campagnes précédemment réalisées. Des calculs et recherche de packs avec IP sont également en cours. Nous avions déjà abordé l’idée l’année passée avec eux. Par contre, nous devons rencontrer VT4. Il est clair que nous voulons étudier la question avec chacune des régies puisqu’il s’agit de méthodes d’achat spécifiques, mais publiques.»
Jean-Michel Stichelbaut
Article CBNEWS : TVLowCost réinvente la TV à petit prix
Le Low Cost débarque. La nouvelle agence annonce immédiatement la couleur : du début à la fin de la chaîne de production publicitaire. les coûts proposés sont réduits à l’infinitésimal. Détails de la recette.
Objectifs
L’offre est alléchante pour tous ceux qui rêvent d’investir le petit écran sans pour autant vouloir ou être en mesure d’y consacrer les sommes habituellement dédiées. Le leitmotiv de l’agence est clair: « TV Low Cost: l’agence qui démocratise la pub ». Pour 250000 €, le « Pack TV Low Cost tout compris » comporte : honoraires, conception créative, réalisation de films, prétest consommateurs, baromètre de notoriété nationale pré et postcam pagne réalisé par Ipsos ou age Research, media-planning et achat d’espace. Le meilleur pour la fin : cent spots de 10 s garantis sur les grandes chaînes choisis en fonction de la cible. Un concept en gestation depuis plus d’un an au sein des équipes de Senioragency (La Factory), principal actionnaire de l’agence. Et dont le fruit leur vaut bon nombre de critiques au sein du marché « Nous ne sommes pas des casseurs » de prix, explique Rodolphe Muller, directeur associé de TV Low Cost et directeur de clientèle de Senioragency. Les clients ne viennent pas pour le côté créatif, mais pour l’aspect infomercial. » Si elle a peu de chances de briller dans les palmarès créatifs, l’agence espère être un levier efficace en matière de croissance des ventes et de notoriété.
Moyens
Tout est mis en œuvre pour que les prix soient les plus bas. « Pas d’armée mexicaine », précise R. Muller, les équipes sont réduites au maximum: une dizaine de personnes
À l’interne, soutenues par une dizaine de free lance. En moyenne, trois personnes sont déléguées par budget. La majeure partie de la prestation est assurée à l’extérieur des locaux de l’agence. Ainsi, la réalisation des films incombe à la boite de prod Vidéo 5 Claude Delon Productions, les tournages sont réalisés en vidéo haute définition et les durées de tournage limitées par contrat. Au finish, le process doit aboutir en huit semaines. Un exemple concret: pour Avis, l’agence a réalisé six films en six jours. Le seul luxe ? « Des réalisateurs et des créateurs réputés » dont, pour l’instant R Muller préfère taire les noms. En matière d’achat d’espace, Planet Infomercial, agence média spécialiste du « day time » et « night time » et filiale de Senioragency, systématise « l’achat malin » en cherchant les créneaux TV les moins encombrés. En fin de parcours, à charge pour Ipsos et Age Research de mesurer l’impact des pubs. Deux autres packs « tout compris » viennent étof fer cette offre. Le « Pack Infomercial » à 400 000 €, qui propose des films de 20 et 30 s, et le « Pack Celebrity » à 600 000 €, qui prévoit l’apparition d’une personnalité ou l’utilisation d’une composition musicale connue. Plus une armada de déclinaisons par cible. La recherche du moindre coût ne s’arrête pas la . TVLowCost ne participe à aucune compétition, ni prospection, «trop coûteuses et hasardeuses, dixitR. Muller. La rétribution des prestataires audiovisuels et créatifs est la même que partout ailleurs, le gain se fait sur l’AE, les honoraires forfaitaires de création et la quantité de films produits. »
Premier Bilan
«Au-delà de nos attentes ! » jubile R. Muller. Notamment depuis « la loi Sarkozy sur la baisse des prix de la distribution, les annonceurs se bousculent au portillon», explique-t-il. L’agence se spécialise sur quatre axes porteurs: grande conso, santé, services et grandes causes. Et annonce déjà trois clients dont les noms restent secrets et qui devraient débarquer sur les écrans TV en janvier 2005.
Virginie Baucomont pour CBNEWS
Article Stratégies : 100 spots pour 250 000 euros
Spécialiste de l’infomercial, Jean-Paul Tréguer, PDG de Senioragency, lance un offre de service publicitaire à bas prix.
L’ initiative devrait agacer. Notamment à l’Association des Agences-conseils en communication, où l’on s’emploie à revaloriser la rémunération des agences de publicité. En lançant Planet Infomercial. Jean-Paul Tréguer, PDG de Senioragency. sait qu’il ne se fera pas que des amis. Cette nouvelle offre vise ni plus ni moins à appliquer à la publicité télévisée le concept, très couru ces derniers temps, du « low cost ». Le principe :
Un Pack TV » à 250 000 euros tout compris pour 100 spots (essentiellement en journée) sur TF1, France 2, France 3 et France 5, pré test, baromètre de notoriété et coût de production inclus. De quoi faire tilt dans la tête de nombreux annonceurs pour lesquels, généralement, cette somme ne représente en tout et pour tout que 3 spots en prime time sur TF1, hors production, études et honoraires d’agence.
Fort de son expérience dans l’univers très sobre des infomerciaux (10 films réalisés cette année). Jean-Paul Tréguer sait où réaliser les petites économies qui feront la différence. « ll suffit d’acheter des écrans en maximisant les abattements, de ne pas concevoir des scénarios nécessitant d’aller tourner en 35 mm aux Maldives et de travailler avec une équipe courte et expérimentée » assure-til.
Eric Bousquet, président de l’agence Business, actionnaire de référence de Seniorgency, ne dirait pas autre chose.
Exporter le concept
A ceux qui l’accusent de faire de la création au rabais, le PDG de Senioragency assure disposer de réalisateurs confirmés, notamment spécialisés dans les séries TV et le long métrage.
«ils ont l’habitude de réaliser 5 min de film par jour la où , pour un spot publicitaire de 30 secondes, on tourne en moyenne 3 heures » . ajoute Jean-Paul Tréguer.
Planet Intomercial, qui devrait être proposée par les dix enseignes franchisées de Senioragency à l’étranger, vise en priorité les petits annonceurs. Mais aussi les grands groupes souhaitant soutenir leurs marques secondaires. Jean-Paul Tréguer a déjà vendu le concept à un laboratoire pharmaceutique et à un spécialiste des compléments alimentaires.
Alain Delcayre Pour Stratégies
Faire Savoir Faire : Le Low Cost fait son entrée sur la scène publicitaire
Le low cost fait son entrée sur la scène publicitaire Jean-Paul Tréguer, PDG du groupe SeniorAgency, vient de lancer TVLowCost Le concept du Low cost fait désormais tâche d’huile… Avec la création de TVLowCost, il s’étend désormais à la publicité télévisée.
L’initiative émane de Jean-Paul Tréguer, PDG du groupe Senior Agency. Publicitaire aguerri, spécialisé sur la cible des plus de cinquante ans depuis une quinzaine d’années, il vient de lancer un réseau d’agences baptisé « TVLowCost » qui introduit pour la première fois en France le concept du low cost dans le domaine de la publicité télévisée. Planet Infomercial est la structure qui sera chargée de gérer l’achat d’espace. «Je suis parti d’une constata tion : le temps libéré par la mise en place des 35 heures a eu des répercussions sensibles sur le temps passé à regarder la télévision. Or, la télévision est le média le plus efficace en termes d’impact. Mais c’est aussi un média qui est aujour d’hui difficilement accessible à certaines marques qui veu lent communiquer, car très cher. J’ai décidé de lever ce frein majeur », explique Jean Paul Tréguer. C’est vrai, les études le mon trent, les Français passent de plus en plus de temps devant les petits écrans : 3 heures et 21 minutes par jour en moyenne, toutes cibles confondues. 73%, du temps libéré grâce aux RTT serait ainsi consacré à la télévision.
« Il faut arrêter avec la dictature du prime time, renchérit Jean-Paul Tréguer. Il n’y a pas de bon consommateur, celui qui se cale devant son écran avant le journal du soir, et de mauvais consommateur, le téléspectateur de l’après-midi. » Et d’ajouter quelques chiffres à l’appui de son propos : difficile de faire ressortir son message quand on sait que les écrans publicitaires peuvent compter, en prime time, 116 spots par soir, soit quelque 18 minutes en moyenne… D’où l’idée d’appliquer le concept du low cost au média télévision.
Proposer des packs TV “tout compris”
Le principe est simple sur le papier : il ’s’agit de faire des économies d’échelle sur tous les postes sur lesquels c’est possible, afin de proposer aux annonceurs des packs TV « tout compris ». A quels annonceurs ? Ceux qui n’avaient pas jusqu’à aujourd’hui accès à ce média pour des raisons de coût, c’est-à-dire toutes les entreprises qui peuvent dégager un budget publicitaire mais n’ont pas les moyens d’un groupe international ; mais aussi les groupes qui, justement, veulent promouvoir des marques secondaires. Pour 250000 € le pack TVLowCost garantit la diffusion de 100 spots sur les chaînes hertziennes (les autres chaînes ont été écartées, pour des raisons d’impact), c’est-à-dire TFI, France 2, France 3 et M6. La programmation est choisie en fonction de la cible à atteindre, le jour ou la nuit, matin, jamais en prime time. L’offre est donc déclinée en plusieurs packs : juniors, femmes, ménagères, actifs, hommes, baby boomers… La durée des spots est modulée selon l’heure de passage et les tarifs sont donc différents (un spot de trente secondes pourra être programmé dans l’après-midi, permettant un message expli catif plus détaillé). Outre la diffusion, le pack comprend la réalisation du spot ainsi qu’un pré-test sur un groupe de consommateurs, mais aussi une mesure de notoriété ipsos menée avant et après la campagne. «Les packs que nous proposons représentent une économie substantielle, ajoute Jean-Paul Tréguer. Nous sommes en moyenne six à huit fois moins cher qu’une agence traditionnelle. Un exemple : en
2003, la seule réalisation d’un spot de 30 secondes revenait à environ 230000 €, soit presque le prix de nos packs ! Pour arriver à de telles performances prix, tous les postes ont été passés au crible pour éviter le
moindre dérapage budgétaire, notamment sur la production. Pas de tournage coûteux à l’étranger, utilisation du 35 min, pas d’effets spéciaux, des équipes réduites et un choix de message spécifique, l’infomercial, qui
privilégie l’information sur le pro duit au détriment de l’aspect « effet de manche », selon les termes de Jean-Paul Tréguer, de la publicité. Il s’agit de convaincre le téléspectateur en restant très concret avec des film centrés sur le produit et les raisons de l’acheter. Les réalisateurs sont spécialisés dans les longs métrages ou téléfilms, habitués à mettre en boîte cinq à sept minutes par jour. La méthode employée, au niveau du tournage , vient des Etats-Unis : les spots sont tournés avec deux caméras, une pour le plan large, une autre pour les plans serrés et plusieurs formats sont réalisés en même temps (généralement un 30, un 20 et un 10 secondes, voire même 45 secondes).
Les découpes de films sont considérablement réduites, ce qui simplifie notamment les montages lumière, toujours très longs, et le montage tout court… Au final, TVLowCost peut tourner plusieurs films dans la même journée. Du brief au passage télé, l’agence ne demande que huit semaines pour tout caler ! Et ça marche. Depuis le lancement du concept , elle a déjà engrangé trois clients.
Marine Veret pour Faire Savoir Faire
(ces articles sont intégrés dans leur totalité afin de respecter les droits d’auteur du journaliste et de l’organe de presse. Dans l’hypothèse ou l’un d’entre eux exprimerait le souhait de ne pas voir son article apparaître, merci de nous le signaler, nous le supprimerions immédiatement de ce blog.)